Humeur • Violences à l’école

Sans vouloir me substituer aux journalistes qui travaillent le sujet de manière professionnelle, ce thème mérite que les citoyens s’en emparent. N’épiloguons pas sur l’importance de l’éducation et sur la nécessité d' »éduquer » pour rester un pays civilisé.

Que s’est-il passé ces 20 dernières années pour qu’aujourd’hui des valeurs comme le respect, la discipline, l’effort, la pugnacité… mais aussi le groupe, l’équipe, … n’aient quasiment plus de sens ? Peut-être ces propos sont-ils extrêmes… Peut-être est-ce un point de vue manichéen… Mais tout de même, les profs n’ont presque plus les moyens de se faire respecter parce que la hiérarchie a démissionné, parce les dispositifs coercitifs sont perçus comme des réminiscences du XIX° siècle, parce que l’autorité est contestée jusque dans les cellules familiales qui ne régulent plus rien et laissent aller des gamins à la dérive, parce que les effectifs en classe explosent, parce qu’on demande aux profs de faire encore plus d’heures avec moins de moyens, …

Est-ce que ce tableau est noir? Oui peut-être… pour des populations habituées à HenriIV ou Louis-le-Grand! Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi l’état accorde des avantages (en termes de points qui ensuite seront utiles pour accéder aux meilleures mutations) aux profs qui acceptent de travailler en zone violence ? Déjà saviez-vous qu’il y a des zones violence ? Moi j’ai découvert le concept il y a peu. J’étais honnêtement à des années lumières de me douter qu’on pouvait avoir des zones violence en France au XXI° siècle. Un peu comme dans une cocotte minute, on circonscrit le problème à certaines zones, on met un gros couvercle dessus, on ferme bien pour pas que ça fuite et on attend la cuisson… Quand ça pétera, ça pétera! On sera sans doute déjà à la retraite et donc très loin de ces foutus problèmes…

Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi les programmes sont allégés au point de considérer l’histoire comme une option? Les gamins d’aujourd’hui sont-ils vraiment plus limités que les mômes d’il y a 25-30 ans ? Absence de stimulation équivaut à oisiveté, mère de tous les vices comme chacun se souvient… Enfin, ça c’est un point de vue personnel. Demander à des gamins de travailler aujourd’hui paraît totalement « mission impossible ». Une fois de plus, ceux qui bossent, ceux qui triment, ceux qui en veulent y arriveront. Mais le clivage social est de plus en plus visible et perceptible. C’est inquiétant de se dire qu’ensuite les mêmes qui n’en ont pas branlé une vont réclamer l’égalité des chances… Hmmmm où est-ce que cela a merdé ??

La vision technocrate consiste à donner le bac à 80% d’une tranche d’âge. Comme si ce pourcentage suffisait à mesurer l’efficacité de notre système éducatif. Comment on se positionne par rapport aux américains, aux anglais, etc. Travailler trop, pas assez?? Sont-ce bien les questions qu’il faut poser? N’est-ce pas plutôt : la sélection, l’identification des forts potentiels, l’encouragement des meilleurs et le soutien des moins bons, etc. Comment ça marche? Travail en équipe? Stimulation et encouragement en apprenant de ses erreurs? En France, pas sûr. Le technocrate répondra à cela que la mission régalienne de l’éducation doit donner ses chances à tous. Soit mais bon sang, donnons-la effectivement! Au lieu de s’évertuer à niveler vers le bas pour éviter que certains se sentent mal parce que moins bons que le copain d’à côté.

Si, par extra-ordinaire, on s’apercevait que la France n’en a plus les moyens. Et bien, pourquoi ne pas associer l’univers privé, l’univers de l’entreprise, l’univers professionnel… Les universités américaines ne sont pas financées par les impôts des citoyens. Elles le sont par des fonds privés qui les soutiennent dans le cadre d’une bonne vieille tradition. Ne tombons pas dans l’excès inverse, mais tenter l’affaire en introduisant un peu de ces éléments dans le système éducatif actuel ne serait peut-être pas une mauvaise idée… A voir comment, avec quelles finalités, etc.

C’est un premier billet… D’autres à venir sur ce thème…

Deux jours d’état généraux sur la violence à l’école : sur france info

Lorsque notre ministre de l’Education Nationale prend la parole : pour lire

La mission Bauer prône de revoir la pratique des exclusions d’élèves : lire l’article

Sur France Info, « trouver des solutions pérennes contre la violence à l’école » (eric debardieux)

Une note d’humour pour terminer : pour les calmer, certains ont trouvé la martingale : pour voir😉

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